Manger de saison - My little green record
Manger mieux

Pourquoi (et comment) j’ai choisi de manger bio

1 avril 2019

Le bio est devenu « tendance ». Certains diront que c’est une mode, d’autre un luxe. Et c’est peut-être bien un peu des deux parfois. Mais manger bio, ce n’est pas que ça. Et pour cause, si j’ai choisi de consommer bio (au maximum), c’est dans le respect de l’esprit de l’agriculture biologique. Car il y a « bio » et « bio ».

Manger bio : vivre au rythme de la nature

Tout organisme vivant et à fortiori, tout être humain, évolue avec et dans un écosystème. Nous sommes influencés par tout ce qui nous entoure : notre famille, nos amis, mais aussi notre environnement, notre terre, notre air, etc. C’est étonnant de voir à quel point cette réalité est acquise dans l’analyse des comportements sociaux – la reproduction sociale, ça vous parle ? – et pourtant complètement occultée lorsqu’il s’agit de la nature.

Les avancées technologiques ont permis à l’homme de s’émanciper, de se défaire des contraintes naturelles : saisons, distances. Tout comme il est difficile de partir loin de ses racines, de sa famille, de sa maison, de “qui nous sommes”, je pense que nous ne devons pas nous couper de notre environnement naturel.

Manger bio - My little green record

L’agriculture biologique est basée sur le respect du rythme de la nature. Elle laisse le temps à la terre de se reposer, de reprendre sa respiration entre deux cultures. Les maraîchers « en bio » apprennent à reconstituer des écosystèmes sur leurs passerelles. Certaines plantes vont alors servir de « pesticide » et les espèces s’équilibrent. Pour toutes ces raisons, l’agriculture biologique permet de retrouver une harmonie entre l’homme et la nature.

A la recherche de l’harmonie

Observer la nature - silent spring - My little green recordC’est une idée un peu complexe, perçue ou dénoncée comme étant même farfelue parfois, mais nous sommes de plus en plus nombreux à rechercher l’harmonie : l’harmonie avec notre entourage – social – et avec la nature. Cela signifie donc que ce que nous consommons devrait respecter deux grands principes : le naturel et le local !

C’est une peu l’histoire du Frankenstein de Mary Shelley ou un inventeur met au point une “créature” grâce aux progrès scientifiques. Rapidement le créateur se fait dépasser par sa créature, ne la maîtrise plus et est impuissant face aux dégâts qu’elle cause !

C’est ce qu’explique Rachel Carson dans l’ouvrage silent spring, l’un des premiers ouvrages sonnant l’alarme environnementale. Il y a dans la nature une répétition, un fonctionnement perpétuel qui est rassurant pour celui qui prend le temps de la contempler.

Mon choix de consommer bio ne se résume donc pas à un « label ». Il existe plusieurs « types » de bio, comme le bio industriel, qui ne respecte pas l’esprit initial.

Manger bio, local et de saison : le combo idéal

Inutile donc d’opter pour du bio industriel, importé et déconnecté des saisons. Voici donc les critères que je recherche pour être en accord avec mes valeurs :

  • Consommer de saison : ça parait simple dit comme ça mais après un hiver à ne manger que du chou et des courges, on se rend compte des changements que ça implique. Je fais tout de même des exceptions pour quelques produits exotiques comme le gingembre.
  • Acheter en circuit-court : afin ne pas payer trop cher mais aussi pour que mon argent aille dans les bonnes poches, j’opte pour le circuit-court. Marché, vente à la ferme ou achat dans des épiceries locavore.
  • Je cuisine plus : j’évite au maximum les produits bio pré-cuisinés et emballés. De nombreux industriels ont « flairé » le filon du bio et nous proposent des produits transformés contenant beaucoup de sucre et de sel.

Et si vous n’êtes pas convaincus, je vous invite à prendre connaissance des 3 raisons de manger bio – disponible ici.

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